Culture, Littérature

Shuuuuuut : « Ecouter la mer » et lisez Marie CARDINAL

« Ecouter la mer » est le premier roman de l’incontournable écrivaine d’origine bicéphale: ‘algéro-française’ et de renommée  internationale Marie CARDINAL.

Ecrit durant l’année transitoire que connut l’Algérie avant l’indépendance, en 1961, Ecouter la mer, relate les tourments émotionnels et psychologiques que  vit une jeune femme à la recherche des traces de son foyer.

 

Résumé:

Vivant en France et se sentant totalement dépaysée,  Maria  rêvasse et veut retourner en Algérie. Elle souhaite retrouver le pays des écumes tantôt calmes tantôt houleuses des plages  rocailleuses perpétuées, le pays des fontaines indénombrables et des champs de blé gorgés par un soleil brute et éternellement  doré, le pays d’une et des mille traditions, le pays des sourires  innocents, le pays des gouvernantes chéries, car là où elle vit le brouillard lui a aussi bien ternit le visage qu’assombrit les pensées.  Le vent glacial et infini d’hiver lui a écaillé la peau des  mains et du visage.  Son sourire se crispe à travers chaque goutte pleuvinée.

Par un froid soir rosé, elle rencontre fortuitement puis tombe follement amoureuse d’un lugubre militaire venu d’Allemagne ,  elle retrouve en lui une passion contrastée qui lui rappelle les parfums d’été chaud et embaumés des grenadiers et des pommiers   tant escaladés et des beignets caramélisés bien nombreuses fois  reniflés.                                                                                                                             Elle traduit à travers cette aventure une passion indélébile  envers un pays qui la berça le long d’un beau temps radieux. Karl, dont le profil n’a rien de passionnant, vit de même ces moments mais  ne tarde pas à mettre fin au bonheur de Maria, car selon lui cette bonne aventure n’allait pas durer. Entre temps, Maria frôle le  désespoir et la désillusion. Elle esquisse des souvenirs incertains  et déprime. Karl la trompa. Karl, tout comme l’Algérie l’oublia.  Maria perdit Karl et l’amour charnel,  seul remède à une  mélancolie nostalgique de l’Algérie.

cardinal

Faisant le parallèle  d’une vie déchirée entre deux rives ; puis deux pays ;  Marie Cardinal ne cache pas sa dissension d’appartenance.  Dans une lecture  bien plus philosophique que romanesque ou romantique, Ecouter la mer,  en  fera aussi bien frémir que pleurer, plus d’un.

Prix international du premier roman en 1962,  ce  cri de possession  marque le début de l’envol d’une écrivaine passionnée de la vie. Se trouvant chez votre libraire préféré, dans les fins fonds du braconnier le plus  calé, ce livre vous attend avec patience et fidélité. Marie Cardinal, illustre descriptivisme du mal être, de la passion et de la recherche de l’identité perdue, rendit âme  par un certain soir de l’année 2001, en France, loin de son pays et loin de son monde originel tant aimé : l’Algérie.