Culture, Musique

Lila Borsali : un retour prometteur

Lila Borsali signe un retour prometteur sur scène. En effet, après plusieurs mois d’absence, la chanteuse enregistre un double album intitulé « Nouba Ghrib », présenté lors d’un exceptionnel concert à la salle Ibn Zeydoun en début du mois courant.  En collaboration avec Padidou Edition, l’album tout comme son concert sont dédiés à la mémoire de son défunt époux Selim Borsali.

 

Issue de Tlemcen, Lila BORSALI grandit dans un entourage artistique, dorlotée par une famille de mélomanes. Dès ses onze ans, elle apprend à jouer de la mandoline en classe d’initiation dirigée par Mr Bekkai.

Remarquablement assidue, elle ne tardera pas à rejoindre quelques temps après l’orchestre senior de la prestigieuse association « Ahbab Cheikh Larbi Bensari » menée par Mr Fawzi Kalfat. Très tôt, elle devient l’une des solistes piliers du groupe et participe à de nombreux concerts et festivals ainsi que l’enregistrement d’un CD à Radio France intitulé « Nouba Zidene » dans lequel elle interprétait un « insiraf » : « Ya Ghazal Dabyu el Hima », un classique de l’anthologie arabo-andalouse.

1995, un tournant décisif dans sa carrière. Lila quitte Tlemcen pour Paris où elle fonda avec des amis l’Association « Les Airs Andalous ».

Par la suite, elle décida de changer d’instrument et opta pour un plus traditionnel : la kouitra. Après avoir enrichi sa connaissance du patrimoine et parfait sa technique de chant, elle eut l’occasion de côtoyer des étoiles de la musique andalouse tel que feu  Amine Mesli et Mr Yahia Ghoul.

En 1995, elle quitte Tlemcen pour Paris et devient co-fondatrice de l’Association Les Airs Andalous.
Sous la direction de Mr Abdelkrim Bensid, elle opte pour un instrument plus traditionnel la kouitra ; elle enrichit ses connaissances dans le domaine du patrimoine et parfait sa technique de chant. Elle a pendant les années passées à Paris l’occasion de côtoyer d’illustres maitres de la musique andalouse tel que feu Amine Mesli et Mr Yahia Ghoul. 
En outre, elle participe à l’enregistrement du hawzi tlemcen ya hmam.
 
En 2009 Lila Borsali est de retour en Algérie plus précisément à Alger. Elle intègre l’association « Les Beaux Arts » d’Alger sous la direction de Mr Abdelhadi Boukoura (lauréat du festival sanaa 2009). Elle participe avec cette association à diverses manifestations, et enregistre avec l’orchestre une Nouba rasd où elle interprète un insiraf.
Talentueuse et assidue dans l’expression d’un art qu’elle a ancré dans sa vie, Lila Borsali excelle dans l’interprétation de la nouba et du hawzi. Son premier album parut enfin en 2010, en collaboration harmonieuse avec des musiciens d’Alger et de Tlemcen. Il portait le nom : « Frak Lahbab »
 
Enfin, mordu de la musique andalouse ou pas, vous ne regretterez pas d’écouter Lila Borsali. 
Frak Lahbab : Lila chante sa peine et son mal nostalgique suite à son départ en France
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