Talents

Le projet : une photo par jour pendant 365 jours

Mehdi Drissi est un jeune tlemcénien de 23 ans qui poursuit ses études en marketing et communication à Lille (France).

Mehdi est un vrai couteau-suisse Blogueur (betacon) & co-organisateur du TEDx Alger et aussi passionné de photographie depuis quelques années depuis Juin 2013 il a développé une passion pour la photographie de rue et du portrait en lumière naturelle

Les photographes qui l’inspirent : Robert Doisneau / JR / Dane Shitagi (Ballerina Project).

Jour 26. Comme un dimanche ...

Interview :

Comment avez-vous découvert votre passion pour la photographie ?

Je dirai que tous le monde a cette passion. L’image est présente partout autour de nous, qu’elle soit statique : sur des panneaux publicitaires, sur Facebook ou sur des sites, dynamique tout ce que nous voyons/regardons est une image. Il faut juste savoir l’apprécier à sa juste valeur.

Alors je dirai que j’ai découvert ma passion, en ayant cette sensation que tout ce que nous vivons peut être précieux à garder, on oublie certains moments passés, mais les clichés restent. Jusqu’à leur suppression certes, mais ils restent souvent plus longtemps que les souvenirs.

Faites-vous de votre passion un métier ?

Malheureusement, ou heureusement, non. J’étudie encore, et je ne me trouve pas encore assez bon pour proposer un quelconque service. Mais un jour j’aimerais bien en faire mon métier, à condition que cette passion ne se transforme pas en course à l’argent, parce que si je ne m’amuse pas, ça ne sert plus à rien de prendre des photos. S’amusez et découvrir sont maître-mot, à mon avis.

Qu’avez-vous appris à travers cette passion ?

A voir le monde qui m’entoure sous un autre angle. Je fais essentiellement de la photo de rue (plus communément appelée en anglais : « Street Photography »).

Je vois cette personne qui passe, je vois ce petit garçon qui donne une pièce à un SDF qui lui sourit à son tour, je vois la tristesse de cet SDF malgré le sourire partagé avec l’enfant, ainsi que le sourire de certains et les larmes des autres. Je capture des tranches de vie de personnes qui m’entourent et qui constituent, directement ou indirectement, mon environnement vital.

Apprécier les petites choses de la vie, qui nous semblent souvent futiles et auxquelles on ne prête pas/plus attention.

Quels sont les objectifs du projet One Shot For The Road ?

Alors, pour One Shot For The Road, le premier objectif est de m’améliorer au maximum en photographie durant cette année.

Mon deuxième objectif sera surement d’essayer de faire une expo, ou une vente de photos à la fin du projet pour essayer de voyager dans des pays qui m’attirent, comme les Pakistan ou l’Afghanistan ( Surement à cause du photographe Steeve McCurry) ou quelque chose de peu commun la Palestine et d’y faire de la photo, retranscrire en image ce qu’est vraiment la vie dans ces pays.

Cette idée, de voyager et de retranscrire la vie, est née de projets que j’ai suivis d’un photographe français (mais il n’y a pas que lui qui a fait ça) JR. Il est parti, par exemple, en Palestine et en Israel et il a « tiré » le portrait à des personnes de part et d’autres du mur qui faisait le même métier. Puis les a collés l’un a coté de l’autre et quand les gens lui demandaient qui sont ces gens, de part et d’autres ces mêmes gens ne savaient pas qui étaient le palestinien et qui était l’israélien. La force de l’image m’est apparue comme la plus frappante des armes que je pouvais avoir autour du cou

Et je vais laisser ma part de modestie un moment, je ne dirai pas non à une certaine notoriété, mais pas au bout du projet bien sûr, mais au bout d’une dizaines d’années peut-être, tant que ça arrive un jour.

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Pour voir les photos du projet One Shot For The Road :

La page Facebook

Site :  http://oneshotfortheroad.com/

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