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Le paiement électronique est pratiquement opérationnel en Algérie

C’est une nouvelle qui ne manquera pas d’apporter du baume au cœur de tous les acteurs du web algérien en particulier et de l’ensemble des internautes algériens en général. En effet, le paiement électronique est pratiquement opérationnel en Algérie. Des sources proches de la Société d’Automatisation des Transactions Interbancaires et de Monétique (SATIM) nous ont indiqué que le dispositif technique qui permet de payer en ligne est désormais disponible en Algérie.

En effet, selon nos sources, la SATIM s’est dotée d’une “API web”, une interface chargée d’accepter les paiements provenant de plusieurs prestataires sur internet. Par ailleurs, la SATIM a conclu d’ores et déjà un accord avec deux banques étrangères installées en Algérie, Société Générale et AGB Bank, pour permettre à des clients algériens disposant d’une carte interbancaire (CIB) de payer en ligne leurs achats sur des sites d’e-commerce. Nous avons également appris que la SATIM a contacté également les banques publiques algériennes pour qu’elles adhèrent à ce processus. Mais aucune banque publique n’a manifesté son intérêt étant donné que leurs services électroniques sont très peu développés.

D’autre part, la SATIM a adressé une correspondance à plusieurs gérants et animateurs de site marchands algériens pour les informer qu’ils peuvent souscrire en ligne à un contrat de service API que propose désormais la SATIM. Pour ce faire, il faut payer à la SATIM une caution de 300 000 DA par an et accepter les conditions générales de vente imposées par cette instance. Aussi, le logo de la SATIM doit figurer sur les sites d’e-commerce qui seront homologués pour pouvoir bénéficier des avantages du paiement électronique. En revanche, très peu de sites marchands se sont présentés pour l’heure à la SATIM pour adhérer à ce nouveau dispositif. Selon nos sources, certaines conditions sont jugées drastiques. A titre d’exemple, pour chaque transaction inférieure à 2000 A, la SATIM relèvera 6 à 8 Da. Quant aux transactions supérieures à 2000 Da, de 60 à 80 Da seront relevés. Pour l’heure, les banques homologués par ce processus n’ont pas encore fixé leurs marges sur les frais de transactions.

Source : ici