Langue Française

Le barbarisme et le solécisme

Parmi les fautes de langage qui enfreignent  les règles d’usage en  linguistique, on trouve deux aspects différents : l’un atteint la morphologie, ou ce qu’on appelle en linguistique le barbarisme, l’autre atteint la syntaxe, il s’agit du solécisme.

* Le barbarisme est une faute de langage qui  enfreint les règles de la morphologie (la forme n’existe pas), . Il consiste à importer dans une langue donnée, des formes qui sont usuelles dans une langue étrangère.

Petit aperçu historique de son origine : 

I- Le barbarisme : 

Du latin barbarismus (« expression vicieuse »), provenant du mot grec  barbaros (étranger), par extension « mot d’origine étrangère », parce que les étrangers avaient tendance à importer dans les langues latines et grecques les règles de morphologies, souvent d’orthographe et/ou de prononciation, mais aussi de flexion, ou de dérivation, de leurs propres langues.

Exemples de barbarisme : 

  • *aréoport, pour aéroport
  • *aéropage, pour aréopage
  • *astérique, au lieu d’astérisque
  • *athéiste, au lieu d’athée
  • *dilemne, au lieu de dilemme
  • *hynoptiser, au lieu de hypnotiser

* Le solécisme :

Un solécisme est une erreur de langage qui enfreint les règles de la syntaxe (la forme existe), non celles de la morphologie (c’est alors un barbarisme : la forme n’existe pas). Le mot, issu du latin soloecismus, dérive du nom de la ville ancienne de Soles, en Asie Mineure, parce que, dans l’Antiquité, ses habitants étaient connus pour estropier la langue grecque.

Employé volontairement, par exemple de manière plaisante, le solécisme peut être une figure de style ; en général, au quotidien, c’est une erreur.

Exemples de solécisme :

  • « Se rappeler de quelque chose », pour « se rappeler quelque chose » (le verbe « se rappeler » est transitif direct).
  • « Il y a trop de circulation que pour pouvoir circuler facilement ». Le « que » est de trop et viole la syntaxe. « Pour » signifie « afin de ». « Que pour » dans ce contexte est donc l’équivalent de « qu’afin de ».
  • « J’habite sur Paris ». « Sur » signifie « dessus », mais dans cet exemple, il est improprement utilisé dans le sens de « à » . Ce solécisme est surtout répandu en France.

 

Article rédigé depuis Wikipedia

 

 

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