Culture, Littérature

« La terre et le sang » de Mouloud Feraoun.

Tout comme le titre l’indique, Mouloud FERAOUN traite dans son roman deux sujets importants :

     * La terre : qui fait référence au pays natal,

     * Le sang : qui signifie la famille.

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C’est l’histoire d’un jeune algérien qui quitte sa Kabylie natale pour aller travailler dans les mines françaises, une fois là-bas, Amer-ou-kasi décide de ne plus revenir au village et de laisser ses parents dont il est fils unique. 

Pour les parents, celui qui est parti travailler pour préserver leurs derniers jours du dénuement n’est plus qu’« un enjeu perdu ». Peu d’années plutard, il revient dans son village. Son père est décédé ; sa mère a connu la famine et le froid mais a vécu dignement de son travail.

Le retour d’Amer en Kabylie veut rompre avec l’expérience ratée de l’exil. Ce retour s’avère être un mauvais choix car, désormais, il doit payer sa dette. En France, dans les mines du Nord, Amer tue accidentellement son oncle Rabah dont la famille fait semblant de pardonner au cousin son crime involontaire et sa trahison, à l’exception de l’oncle Slimane – frère du défunt – pour qui le retour de l’exilé est inespéré.

Fidèle à la linéarité et au réalisme de ses récits, Mouloud Feraoun construit son roman autour des isotopies de la « terre » et du « sang ». Amer a rompu le lien ombilical avec sa terre et a laissé s’échapper son sang. Il doit maintenant les reconquérir. À son insu, il se coupera définitivement de la première et profanera encore une fois le second.

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Crédit info : web

Article rédigé par Nouha LERARI 

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