Littérature

Kateb Yacine : Nedjma.

Kateb Yacine – Nedjma

Nedjma est un roman de Kateb Yacine publié en 1956. Il a été écrit par l’auteur dans le café Nedjma de Constantine, en Algérie.

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Biographie

Kacine Kateb (Kateb de son nom, Yacine de son prénom) est un écrivain algérien né à Condé Smendou, aujourd’hui Zighoud Youcef (Constantine) / Algérie Française, le 2 Août 1929. Il est mort à Grenoble le 28 Octobre 1989, et est enterré au cimetière d’Al Alia à Alger.

Bibliographie

  • Nedjma, roman
    Paris : Seuil, 1956; Paris : Seuil, 1989 (Points. roman ; 31) ; Paris : Seuil, 1996 (Points ; 247)
  • Le Cercle des représailles, recueil de théâtre comprenant : Le cadavre encerclé ; Les ancêtres   redoublent de férocité ; Le vautour ; La poudre d’intelligence.

Paris : Seuil, 1959 ; Paris : Seuil, 1998(Points ; 575)

  • Le Polygone étoilé, roman
    Paris : Seuil, 1966 ; Paris : Seuil, 1997(Points ; 380)
  • L’Homme aux sandales de caoutchouc, théâtre
    Paris : Seuil, 1970.
  • L’Œuvre en fragments ; inédits rassemblés par Jacqueline Arnaud
    Paris : Sindbad, 1986

 

Résumé

Ce roman raconte l’histoire de quatre jeunes hommes (Mustapha, Lakhdar, Rachid, Mourad) dans l’Algérie coloniale qui tombent amoureux de Nedjma, fille d’un algérien et d’une française. Ce roman s’inscrit dans un univers mythique : celui de Keblout, chef d’une tribu dont descendent les principaux protagonistes ; d’inclure des éléments pastoraux qui peuvent être familiers à la fois aux lecteurs européens et algériens ; et enfin, tout en empruntant la forme romanesque et le français à la culture du colon, cette forme est modifiée selon un rythme propre à l’Algérie.

Citations de Kateb Yacine

« Je suis né d’une mère folle très géniale. Elle était généreuse, simple, et des perles coulaient de ses lèvres. Je les ai recueillies sans savoir leur valeur. Après le massacre (8 Mai 1945), je l’ai vue devenir folle. Elle, la source de tout. Elle se jetait dans le feu, partout où il y avait du feu. Ses jambes, ses bras, sa tête, n’étaient que brûlures. J’ai vécu ça, et je me suis lancé tout droit dans la folie d’un amour, impossible pour une cousine déjà mariée.»

Kateb Yacine (dans Ghania Khelidi, 1990, p. 13)

« Mais quand on parle au peuple dans sa langue, il ouvre grand les oreilles. On parle de l’arabe, on parle du français, mais on oublie l’essentiel, ce qu’on appelle le berbère. Terme faux, venimeux même qui vient du mot ‘barbare’. Pourquoi ne pas appeler les choses par leurs noms? ne pas parler du ‘Tamazight’, la langue, et d »Amazigh’, ce mot qui représente à la fois le lopin de terre, le pays et l’homme libre ? »

Kateb Yacine (dans Ghania Khelifi, 1990, p. 91)

 

« L’Algérie arabo-islamique est une Algérie contre-nature, une Algérie qui est contraire à elle-même. C’est une Algérie qui s’est imposée par les armes, car l’islam ne se développe pas avec des bonbons et des roses, il se développe avec des larmes et du sang. Il croît dans l’oppression, la violence, le mépris, par la haine et les pires humiliations que l’on puisse faire à l’homme. »

Kateb Yacine, interview au journal Awal 1987)