Littérature

Jamais sans ma fille

 

3 Août 1984 … Dans l’avion qui l’emmène à Téhéran avec son mari d’origine iranienne et leur fille, pour quinze jours de vacances et faire  plus ample connaissance avec sa belle famille, Betty a le sentiment d’avoir commis une erreur irréparable… .

Dès leur arrivée, les coutumes locales la choquent et lui font peur, son existence bascule dans le  cauchemar, son époux ne veut pas rentrer aux étais-unis mais également la laisser prendre le chemin du retour avec sa fille, le verdict tombe: «Tu ne quitteras jamais l’Iran! Tu y resteras jusqu’à ta mort.» En proie au pouvoir insondable du fanatisme religieux, son mari se transforme en geôlier.

Elle n’a désormais qu’un objectif: rentrer chez elle, aux États-Unis, avec sa fille. Quitter ce pays déchiré par la guerre et les outrances archaïque: ce monde incohérent où la femme n’existe pas.

Pour reconquérir sa liberté, Betty mènera deux ans de lutte incessante, violences physique et surtout morales. Rien ne lui sera épargné.

 


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Prête à tout pour fuir ce cauchemar, cette prison à ciel ouvert, dans ce pays qui n’est pas le sien  :

 

«Ma première et dernière pensée consciente chaque jour, c’est de dresser le plan de mon évasion. Rien de concret pour l’instant. Mais je fais mon possible pour garder le plus de contacts possible. Je vais voir Hélène à l’ambassade. Et presque chaque jour j’appelle Amahl.
Chaque détail de ma vie quotidienne est axé sur le grand but. je suis déterminée à me montrer une épouse et une mère aussi exemplaire que possible. Pour trois raisons. La première est de consolider l’illusion de bonheur et de normalité, de façon à ôter tout soupçon de Moody. La seconde est de faire plaisir à Mahtob et d’éloigner de son esprit l’idée qu’elle est prisonnière. Parfois elle demande :
– Est-ce qu’on pourra retourner en Amérique, maman ?
– Pas maintenant. Peut-être qu’un jour, dans l’avenir, papa changera d’idée, et nous irons tous les trois.
Ce genre de mensonge soulage un peu sa tristesse, mais pas la mienne.
Ma troisième raison de créer un foyer « heureux », c’est de me préserver moi-même, de ne pas devenir folle. Je n’ai aucun moyen de savoir ce qui nous tombera sur la tête lorsque nous déciderons enfin de nous évader. Je ne veux pas insister sur les dangers possibles.»

 

Jamais sans ma fille est un roman écrit par Betty Mahmoody, publié en 1987, il a été adapté au cinéma en 1991, par Brian Gilbert et Sally Field.

BOUKALA Rym Celia.