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FIFA 14 vs PES 2014 : Quel est le meilleur ?

Cela fait quelques jours que les deux concurrents traditionnels du jeu vidéo de football s’affrontent en rayons et sur les consoles des joueurs. Sans grande surprise, la hiérarchie ne s’est pas inversée cette année encore.

FIFA-14-vs-Pes-2014

Allez, pas de suspense superflu : cette année encore, FIFA garde une sérieuse avance sur son concurrent PES. Les têtes pensantes de Konami vont certainement regarder les chiffres de ventes de leurs rivaux d’EA Sports avec convoitise et une certaine jalousie. Comme depuis 2007 et l’inversion des courbes avec l’apparition de la Playstation 3 de Sony, en fait.

Mais malgré ce postulat de départ, incontestable, PES 2014 rattrape peu à peu son retard devenu criant ces dernières années.

Deux « vraies » simulations de football :

Sur Playstation 2, l’argument des « footballogues » intégristes était brandi telle une massue : c’était sur Pro Evolution Soccer qu’il fallait se ruer si l’on aimait le vrai football. Argument beaucoup moins vrai avec la génération de consoles suivante, celle de la PS3. PES avait raté la marche, de trop nombreux bugs altérant la fluidité d’ensemble du jeu. Cette année, PES offre des sensations beaucoup plus agréables que son prédécesseur : mouvements plus fluides, jeu de passes agréable, frappes de balles ultra-réalistes… Ceci dit, de nombreux bugs et autres ralentissements altèrent encore l’ensemble.

La jouabilité s'est améliorée sur PES 2014 © Konami
La jouabilité s’est améliorée sur PES 2014 © Konami

De son côté, FIFA 14, qui jouissait déjà d’une grosse avance, se pose en modèle à suivre, plus que jamais. Chez EA Sports, on sait corriger ce qui ne marche pas d’une édition à l’autre. En tous cas, on semble conscient de ce qui ne va pas. Cette année, la fluidité est toujours au rendez-vous, la rapidité d’ensemble fort agréable. Et, point faible traditionnellement, le réalisme du jeu est en forte progression. Les communicants vendent la technologie Pure Shot, censée apporter plus de réalisme et de précision aux frappes. Résultat : un attaquant ne peut plus dribbler à lui tout seul la moitié de la défense pour marquer un but en pleine lucarne, de son mauvais pied. 

 

►►► Jouabilité / Tactique / Fluidité : FIFA 14 garde une bonne longueur d’avance, mais PES 2014 progresse.

Modélisation : encore des ratés :

C’est l’un des paramètres que les amateurs de football regardent en premier à chaque sortie automnale de leur jeu favori. Le visage des joueurs est-il fidèle à la réalité ?

Chez PES, on a tout misé sur les stars du ballon rond. Ainsi, Lionel Messi, Cristiano Ronaldo ou Franck Ribéry sont quasiment parfaits. Mais si l’on regarde les « seconds couteaux », ou pire, les inconnus du grand public, le ratage est total. Certains visages ressemblent à un amoncellement de pixels mal dégrossis.

L'équipe nationale italienne dans PES 2014 © Konami
L’équipe nationale italienne dans PES 2014 © Konami

Chez FIFA, l’ensemble est beaucoup plus homogène. Certains joueurs sont certes moins réussis que chez PES, mais on reconnaît sans peine la plupart des membres de son équipe, à quelques réserves près.

L'équipe du Borussia Dortmund sur FIFA 14 © EA Sports
L’équipe du Borussia Dortmund sur FIFA 14 © EA Sports

Les stades, eux, ressemblent grosso modo à ce qu’ils sont. Avantage à FIFA 14 qui sort le grand jeu avec les vrais chants de supporters et une modélisation du public et des infrastructures plus aboutie.

►►► Modélisation / Réalisme légère avance pour FIFA 14.

FIFA, maître incontesté du contenu :

Aucun suspense là-dessus : FIFA règne en maître incontesté du contenu. Logique quand on est le jeu vidéo de l’association qui organise le football au niveau mondial, et qu’on a noué un partenariat avec le quadruple Ballon d’or Lionel Messi.

FIFA 14, c’est plus de 600 clubs répartis dans 33 championnats sur plusieurs niveaux (cinq divisions officielles pour le championnat anglais par exemple), et l’immense majorité des équipes nationales qui comptent. Le tout, bien évidemment, avec les vrais noms de clubs, joueurs, les vrais écussons, maillots, stades…

Le Camp Nou du FC Barcelone dans FIFA 14 © EA Sports
Le Camp Nou du FC Barcelone dans FIFA 14 © EA Sports

PES 2014 bute toujours sur les mêmes écueils. Le jeu ne peut compter que sur les licences de la Ligue 1 et de la Sérié A italienne. Le reste n’est qu’une litanie de noms ressemblants, dans la lignée des éditions précédentes (Manchester Blue pour Manchester City, notamment). À noter tout de même que le jeu possède l’exclusivité sur la Ligue des Champions, l’Europa League et la Copa Libertadores (en Amérique du Sud). Bien maigre cependant pour convaincre les aficionados, qui auront toujours le choix de passer des heures à modifier un joueur ou un maillot.

►►► Contenu / Licences l’avance de FIFA 14 ne peut même pas se discuter.

Décision finale :

Elle est sans appel. FIFA 14 gagne le match sans contestation ; la licence d’EA Sports semble d’année en année améliorer, ce qui semblait déjà très abouti. Mais attention, PES n’a pas désarmé, loin de là. Même si le jeu de Konami souffre de ses défauts structurels (manque de licences officielles, de contenus, jouabilité un peu terne), beaucoup d’efforts ont été fournis, et un patch correctif annoncé pour novembre prochain pourrait régler pas mal de problèmes. Le prochain combat se déroulera sur la future génération de consoles, et notamment la Playstation 4.