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Étudiants algériens à l’étranger

<< L’ghar’ba S’3iba ou redara .. >>

‘’ Étudiants algériens à l’étranger. ‘’

 

Partir à l’étranger en tant qu’étudiant pour y parfaire sa connaissance de la langue, faire une période d’études, un stage ou envisager une première expérience professionnelle constitue toujours une expérience riche et intéressante. Quel qu’en soit l’objectif, cette mobilité doit être préparée.
Beaucoup des étudiants, algériens ou autres, souhaiteraient vivre cette expérience ; entre réalités et rêves, paradis et enfers, quels sont les résultats?

Isma et Fethi, qui font partis de ces étudiants algériens partis à l’étranger  nous ont fait part de leurs expériences :


» Isma : étudiante à l’UNIVERSITE DE VERSAILLES ST QUENTIN EN YVELINES

Déjà le fait d’être loin de la famille et des amis est assez dur ,se retrouver ainsi seul(e) devant tant de nouveautés que tu dois plus au moins gérer tel que : le logement, les papiers, assurer sa propre  sécurité, gérer son budget et surtout le temps, qui est pour moi le plus important.

Question racisme, les professeurs n’en montrent pas, contrairement à quelques étudiants. Je n’en souffre toujours pas mais il parait qu’en stage je remarquerai la différence.

Les enseignant sont vraiment modestes et respectueux ainsi qu’ils ont l’oreille à l’écoute, quelque soit le moment, ils sont toujours à ta disposition par mail et sont contents quand on leur pose des questions.

En ce qui concerne  l’administration, celle-ci est très bien organisée ; tout est indiqué et toujours disponible, et fait tout pour pouvoir t’aider, ils t’aident aussi à te sociabiliser et avoir un entourage et t’en propose.

Pour les mails tu as ta propre adresse, n’importe quel étudiant ou professeur peut te trouver juste avec le nom & prénom, idem pour toi, une interface est aussi mise à disposition pour voir tes notes, avoir le certificat de scolarité et emploi du temps. Ceci résume la facilité de communication.

La disposition de Internet partout, ainsi qu’énormément de  livres au niveau des bibliothèques, et emprunt illimité pour les étudiants du master.

 

 

   »  Fethi : étudiant à l’UNIVERSITE DE PARIS 3 LA SORBONNE 

Installé en 2008 à la ville de Tours en France pour poursuivre un Master 1 recherche en linguistiques et applications informatiques à l’université François Rabelais , je commençais surtout à découvrir une nouvelle vie étudiante cultivée par un échange extraordinaire avec d’autres étudiants internationaux ,
ou des étudiants Erasmus (European Region Action Scheme for the Mobility of University Students) qui est le nom donné au programme d’échange d’étudiants et d’enseignants entre les universités et les grandes écoles européennes . En tant qu’étudiant algérien pas loin de la culture française je n’ai pas eu de difficultés à m’intégrer facilement dans la vie estudiantine. Ce qu’il faut dire surtout est que la formation de base en Algérie est vraiment une formation variée et pointue qui m’a fournie un bagage très suffisant et une qualité d’enseignement solide pour le marché international. La seule différence si je me permets de dire ça, c’est la pratique de la discipline. La plus part des étudiants algériens sont très forts concernant les théories scientifiques dans leurs domaine mais moins compétents dans la pratique, mais ça reste juste une question de temps car la plus part des étudiants rattrapent ça rapidement. Ce qui est aussi flagrant c’est plutôt la complicité des étudiants avec leurs professeurs qui n’est pas une culture universitaire assez développée en Algérie malheureusement. L’étudiant n’est qu’un simple ami à ses professeurs et les pots du vin ou les rencontres entre responsables de l’université, les professeurs et les étudiants sont fréquents.

La vie culturelle est assez branchée et c’est ce qui donne plus de richesse aux étudiants étrangers qui favorisent les échanges culturels et linguistiques. La vie sportive est branchée et bien adaptée ce qui permet aux jeunes étudiants algériens d’apprendre peut être d’autres disciplines qui ne sont pas assez pratiquées dans les campus universitaires algériens tel que l’escalade ou le patinage…etc.
La plus part des étudiants algériens travaillent aussi à temps partiel pour pouvoir financer leurs études et varier surtout leurs expériences professionnelles.
Je me suis inscrit aussi à l’université de Paris 3 la Sorbonne dans la même discipline où j’ai eu mon diplôme « Master linguistique et applications informatiques » et là j’exerce pour le gouvernement canadien à Montréal dans le même secteur. Je suis assez satisfait par rapport à ma formation initiale en Algérie jusqu’à la licence en traduction à l’université d’Esania Oran et je précise que c’est une formation gratuite en Algérie en comparaison avec la plus part des pays capitalistes.

Donc, je suis reconnaissant surtout à mon pays qui m’a formé et c’est pour cela que je compte y revenir pour exercer et faire varier et promouvoir de nouveau mon expérience.

 

 

>> Voici, donc nos témoignages, Faites nous part des vôtres ou donnez vos avis à propos des jeunes qui vont à l’étranger pour continuer leurs études.