Actu, High-Tech

3G en Algérie : les secrets d’un report

Les autorités auraient pu faire de la 3G un instrument très efficace pour mettre en évidence les grandes réalisations du pays.

Nouveau rebondissement dans le feuilleton 3G! Après avoir franchi toutes les étapes pour son lancement, les autorités marquent le pas et trouvent une dernière parade pour la bloquer.
L’excuse officielle? La non- signature du décret exécutif d’octroi des licences définitives aux trois opérateurs ! Mais tout le monde a compris que les vraies raisons sont ailleurs. Selon une source gouvernementale proche du dossier, «le lancement risque d’être retardé encore une fois pour ne se faire qu’après la présidentielle de 2014».
La même source ajoute que «le gouvernement fera tout pour que la 3G ne soit pas lancée avant la présidentielle ou alors retarder au maximum ce lancement», affirme, sans ambages, notre source. Notre source est formelle, les autorités avaient une volonté réelle de lancer partiellement cette 3G le 1er décembre 2013. «Ils avaient tout prévu, un lancement qui se fera en douceur la première année avec seulement quatre wilayas couvertes totalement par les trois opérateurs. Des prix qui ne seraient pas à la portée de tous, l’obligation d’acquérir de nouvelles puces…Bref, un lancement en ‘péridurale » qui aurait sauvé les apparences sans être une menace», assure notre interlocuteur. Toutefois, il affirme que deux événements majeurs ont changé la donne! Voici donc le récit de ce qui a fait que cette 3G soit mort-née…
Le premier élément est le fait que la concurrence était tellement rude entre les trois opérateurs qu’ils ont développé leur réseau 3G à une vitesse grand V. «Il n’était pas attendu qu’ils réussissent autant dans un aussi bref délai», souligne la même source. «En plus, cette concurrence a fait que les opérateurs allaient proposer des offres à tarifs réduits, ce qui aurait mis cette technologie à la portée de tout le monde…Et c’est la dernière chose que souhaitent les responsables», ajoute-t-elle. Néanmoins, malgré la crainte engendrée par cet élément, «il n’a jamais été question d’un report ou d’une annulation», nous révèle la source. Cela c’était avant! Mais à quelques semaines du lancement officiel, il y a eu le fameux épisode «Sellal» et les réseaux sociaux.


La 3G est un atout, et non une menace…

Ainsi, la 3G n’est certainement pas pour demain en Algérie, en tous cas pas avant l’élection présidentielle de 2014.
Car, finalement, nos dirigeants ont compris combien ce moyen de communication peut ruiner tout leurs «projets politiques»…Mais en vérité, rien ne sert de bloquer, il faut s’adapter et utiliser cette «menace» en notre faveur.
Le président Obama a été élu en utilisant les nouvelles technologies. Le président américain a gagné la bataille de la Toile pour se retrouver à la Maison- Blanche.
D’ailleurs, une grosse partie de l’argent de sa campagne a été récoltée dans la bataille numérique. On évoque la somme de 35 millions de dollars. Bref, tout cela pour dire que ces réseaux sociaux et cette 3G auraient été un atout majeur pour nos autorités durant la prochaine présidentielle, s’ils étaient utilisés à bon escient. Surtout que malgré lui, le Premier ministre a réussi un terrible pari sur le Net.

Source : L’expression.